Première lumière · Lexique
CP, APN, DOF, SHO… Le jargon des astronomes amateurs, enfin décodé
« Pleine Lune ce soir, pas de CP. » « Tu as refait ta MES ? » « Belle FWHM, pour un F/D de 5 ! » Si ces phrases vous laissent perplexe, vous êtes au bon endroit.

Les astronomes amateurs parlent en abrégé, sur le terrain comme dans les discussions du club. C’est pratique entre habitués, et déroutant quand on arrive. L’idée de cette page vient d’ailleurs d’un de nos membres, qui a demandé un jour : « PA ? WA ? CN ? RC ? PO ? PE ? PEC ? DOF ? »
Voici donc les 88 sigles et mots de jargon qui reviennent le plus souvent dans nos échanges, expliqués simplement, avec un schéma quand il aide. Tapez un sigle dans le champ de recherche, ou parcourez la liste par thème. Et rassurez-vous : personne ne connaît tout par cœur.
Aucun terme ne correspond à « ». Ce mot manque à la liste ? Écrivez-nous, nous l’ajouterons.
Sur le terrain
Les mots des soirées d’observation, ceux qu’on entend dès la première sortie.
- CP
- Ciel profond
Tout ce qui se trouve au-delà du Système solaire : nébuleuses, amas d’étoiles, galaxies. Ces objets sont faibles et étendus. Ils demandent un ciel bien noir et l’absence de Lune.
« Faire du CP », c’est donc partir loin des villes. Exemple : « Pleine Lune ce soir, pas de CP. »
- Planétaire
- Lune, planètes et Soleil
L’inverse du ciel profond : les astres proches et brillants. La pollution lumineuse ne les gêne pas, on les observe très bien depuis un balcon en ville. Ce qui compte ici, c’est la stabilité de l’air (voir seeing).
- PL
- Pollution lumineuse
La lumière des villes diffusée par l’atmosphère. Elle éclaircit le fond du ciel et noie les objets faibles. C’est la raison pour laquelle le club organise des sorties à la campagne.
- Bortle
- Échelle de noirceur du ciel
Une échelle de 1 à 9 proposée par l’Américain John Bortle en 2001. À 1, un ciel de désert ou de haute montagne, où la Voie lactée projette des ombres. À 9, un centre-ville où l’on distingue une poignée d’étoiles. Versailles se situe vers 7 ou 8.
« Un Bortle 4 », dans la bouche d’un astronome amateur, désigne un bon ciel de campagne.
L’échelle de Bortle : plus le chiffre est petit, plus le ciel est noir et plus on voit d’étoiles. - SQM
- Sky Quality Meter
Un petit boîtier qui mesure la noirceur du ciel, en magnitudes par seconde d’arc au carré. Plus le chiffre est élevé, plus le ciel est sombre : autour de 18 en ville, 21 dans une bonne campagne, près de 22 pour les meilleurs ciels.
Exemple : « SQM 21,7 hier soir », c’est une très belle nuit.
- Seeing
- Stabilité de l’atmosphère
L’air bouge en permanence et fait trembler les images, comme au-dessus d’une route chaude. Quand le seeing est bon, l’image est stable et les détails fins des planètes apparaissent. Quand « ça turbule », rien à faire, même avec le meilleur instrument.
À ne pas confondre avec la transparence, qui dit si l’air est limpide ou brumeux.
- MES
- Mise en station
Le réglage de début de soirée d’une monture équatoriale : on aligne son axe sur le pôle céleste, tout près de l’étoile Polaire. Une fois la mise en station faite, la monture compense la rotation de la Terre et l’astre reste dans le champ.
- MAP
- Mise au point
Régler la netteté, comme sur un appareil photo. En astronomie, elle se joue au dixième de millimètre et bouge avec la température au fil de la nuit.
- GoTo
- Pointage automatique
Une monture GoTo va chercher toute seule l’objet choisi sur une raquette ou un téléphone. Sans GoTo, on pointe à la main, avec une carte et un chercheur : c’est plus long, et beaucoup y prennent goût.
- EAA
- Electronically Assisted Astronomy, ou visuel assisté
Observer sur un écran plutôt qu’à l’oculaire. Une caméra additionne en direct des poses de quelques secondes et l’objet se révèle peu à peu, avec ses couleurs. Les télescopes connectés comme le Seestar fonctionnent ainsi.
- AL
- Année-lumière
Une distance, pas une durée : celle que la lumière parcourt en un an, soit environ 9 461 milliards de kilomètres. La galaxie d’Andromède est à 2,5 millions d’AL : la lumière que vous en recevez ce soir est partie il y a 2,5 millions d’années.
- TU
- Temps universel
L’heure de référence des éphémérides, identique partout sur Terre (on écrit aussi UTC). En France, ajoutez une heure en hiver et deux heures en été.
- ISS
- Station spatiale internationale
Elle se voit à l’œil nu : un point très brillant, sans clignotement, qui traverse le ciel en quelques minutes. Des sites et des applications annoncent ses passages.
- MB, MF
- Meteoblue, Météo-France
Les deux services de prévision que l’on consulte avant chaque sortie, et qui ne sont pas toujours d’accord entre eux. La couverture nuageuse décide de tout.
Les noms des objets
M13, NGC 7000, IC 1805 : ces codes sont des numéros dans des catalogues.
- M
- Catalogue de Messier
110 objets recensés au XVIIIe siècle par le Français Charles Messier, chasseur de comètes. Ce sont les plus beaux objets du ciel profond accessibles à un petit instrument : M31 est la galaxie d’Andromède, M42 la nébuleuse d’Orion, M13 le grand amas d’Hercule, M45 les Pléiades.
- NGC
- New General Catalogue
Un catalogue de 7 840 objets du ciel profond publié en 1888. Beaucoup d’objets ont plusieurs noms : la nébuleuse d’Orion est à la fois M42 et NGC 1976. NGC 7000 est la nébuleuse North America, dans le Cygne.
- IC
- Index Catalogue
Le supplément du NGC, avec plus de 5 000 objets ajoutés entre 1895 et 1908. IC 1805 est la nébuleuse du Cœur, dans Cassiopée.
- ET, le Cintre…
- Les surnoms
Les objets ont aussi des surnoms, donnés d’après leur forme. L’amas ET (NGC 457, dans Cassiopée) rappelle le personnage du film, bras écartés. Le Cintre, dans le Petit Renard, dessine vraiment un cintre aux jumelles.
- TDE
- Tidal Disruption Event
En français, événement de rupture par effet de marée : une étoile passe trop près d’un trou noir géant, qui la déchire. La galaxie hôte montre alors un sursaut de lumière pendant quelques semaines. Rare, et réservé aux grands instruments.
Instruments et optique
Les familles de télescopes et les pièces qui les entourent.
- Lulu
- Lunette astronomique
Le petit nom affectueux de la lunette : un tube avec une lentille à l’avant. Simple, robuste, sans réglage, elle donne des images très nettes.
- APO, ED
- Lunette apochromatique, verre ED
Une lentille simple décompose un peu la lumière et borde les astres brillants d’un liseré coloré. Les lunettes APO corrigent ce défaut avec des verres spéciaux, dits ED (Extra-low Dispersion). Une « ED80 » est une lunette ED de 80 mm de diamètre.
- Newton, T250
- Télescope à miroirs
Le télescope inventé par Isaac Newton : un miroir creux au fond du tube, un petit miroir plan qui renvoie l’image sur le côté. C’est la formule qui offre le plus grand diamètre pour un prix donné.
La lettre T suivie d’un nombre donne le diamètre en millimètres : un T250 est un télescope de 250 mm, un T600 un instrument de 60 cm.
- Dobson, Dob
- Newton sur monture simple
Un télescope de Newton posé sur un socle en bois qui pivote à la main, de gauche à droite et de haut en bas. Popularisée par l’Américain John Dobson, la formule met tout le budget dans le miroir. C’est l’instrument roi de l’observation visuelle.
- SC
- Schmidt-Cassegrain
Un télescope compact : la lumière fait un aller-retour dans un tube court, fermé à l’avant par une lame de verre. Polyvalent et facile à transporter.
- C6, C8, C11…
- Les tubes Celestron
Les Schmidt-Cassegrain de la marque Celestron portent leur diamètre en pouces : un C6 fait 150 mm, un C8 203 mm, un C11 280 mm, un C14 356 mm. Exception qui piège tout le monde : le C90 est un petit Maksutov de 90 mm.
- Mak
- Maksutov-Cassegrain
Un cousin du Schmidt-Cassegrain, fermé par une lentille épaisse en forme de ménisque. Tube court, longue focale, image très contrastée : excellent sur la Lune, les planètes et les étoiles doubles.
- RC
- Ritchey-Chrétien
Un télescope à deux miroirs conçu pour la photographie : les étoiles restent ponctuelles jusqu’au bord de l’image. Le télescope spatial Hubble est un Ritchey-Chrétien.
Attention au faux ami : « les outils RC » désignent les logiciels de traitement RC Astro.
- Taka
- Takahashi
Une marque japonaise d’instruments haut de gamme, objet d’une vénération certaine. Si quelqu’un annonce qu’il vient « avec la Taka », attendez-vous à une file d’attente derrière l’oculaire.
- F/D
- Rapport focale sur diamètre
Le diamètre (D) est la largeur du miroir ou de la lentille : plus il est grand, plus l’instrument recueille de lumière. La focale (F) est la distance à laquelle l’image se forme. Un instrument noté « 130/650 » a 130 mm de diamètre et 650 mm de focale, soit un F/D de 5.
Un petit F/D (4 ou 5) donne un champ large et lumineux, apprécié en photo du ciel profond : on parle d’instrument « rapide ». Un grand F/D (10 et plus) grossit facilement, ce qui convient aux planètes.
Diamètre, focale et rapport F/D d’un instrument 130/650. - PO
- Porte-oculaire
La pièce où l’on glisse l’oculaire ou la caméra, et dont les molettes servent à faire la mise au point. Ses deux tailles courantes, les « coulants », sont 31,75 mm et 50,8 mm (1,25 et 2 pouces).
- Barlow
- Lentille qui multiplie la focale
Placée avant l’oculaire ou la caméra, elle double ou triple la focale de l’instrument, donc le grossissement. Très utilisée pour les planètes.
- Réducteur, correcteur
- Les lentilles ajoutées pour la photo
Le réducteur raccourcit la focale (par exemple × 0,8) : le champ s’élargit et les poses sont plus courtes. Le correcteur rend les étoiles rondes jusque dans les coins de l’image.
- Backfocus, tirage
- Distance entre le correcteur et le capteur
Un correcteur ne fonctionne qu’à une distance précise du capteur, souvent 55 mm. On l’obtient en empilant des bagues. Un millimètre d’écart, et les étoiles s’allongent dans les coins.
- ADC
- Correcteur de dispersion atmosphérique
L’atmosphère agit comme un prisme : une planète basse sur l’horizon apparaît bordée de bleu d’un côté et de rouge de l’autre. L’ADC, fait de deux prismes réglables, annule cet effet.
- UHC
- Filtre Ultra High Contrast
Un filtre pour l’observation visuelle des nébuleuses. Il ne laisse passer que les couleurs qu’elles émettent et assombrit le fond du ciel : la nébuleuse se détache mieux.
- Chercheur, Telrad
- Les viseurs
Le chercheur est une petite lunette fixée sur le tube, qui montre un grand champ pour viser. Le Telrad projette des cercles rouges sur le ciel, sans grossir : on voit exactement où l’instrument pointe.
- Collimation
- Alignement des miroirs
Le réglage qui aligne les miroirs d’un télescope. Un instrument décollimaté donne des images molles. Sur un Newton, c’est l’affaire de quelques minutes en début de soirée.
Montures, suivi et pilotage
La monture porte l’instrument et suit les astres. C’est elle qui fait la réussite d’une photo.
- AZ
- Monture azimutale
Elle bouge de gauche à droite et de haut en bas, comme un pied photo. Intuitive et légère, parfaite pour l’observation visuelle. L’AZ-GTi de Sky-Watcher en est un exemple courant.
- EQ
- Monture équatoriale
L’un de ses axes est incliné vers l’étoile Polaire. Il lui suffit alors de tourner autour de cet axe pour suivre un astre toute la nuit : indispensable pour les longues poses en photo.
HEQ5, EQ6, EQ8 sont des modèles de Sky-Watcher : plus le chiffre monte, plus la monture porte lourd.
- AM3, AM5
- Montures harmoniques de ZWO
Une nouvelle génération de montures, compactes et légères, qui se passent de contrepoids pour les charges courantes. Elles tiennent dans un sac à dos.
- PE
- Erreur périodique
Aucun engrenage n’est parfait. Pendant le suivi, la monture avance un peu trop vite, puis un peu trop lentement, et le cycle recommence à chaque tour de sa vis sans fin, toutes les quelques minutes. En photo, cette oscillation allonge les étoiles.
L’erreur périodique d’une monture, avant et après correction. - PEC
- Correction de l’erreur périodique
La monture enregistre son erreur périodique une fois, puis applique en permanence la correction inverse.
- Autoguidage
- Le suivi corrigé en direct
Une petite caméra surveille une étoile et envoie à la monture une correction toutes les quelques secondes. C’est ce qui permet des poses de plusieurs minutes avec des étoiles bien rondes. La caméra de guidage regarde dans une petite lunette guide ou dans un OAG.
- OAG, DO
- Off-Axis Guider, ou diviseur optique
Un petit prisme prélève un peu de lumière au bord du champ de l’instrument principal et l’envoie vers la caméra de guidage. On se passe ainsi de lunette guide.
- Dithering
- Décalage entre les poses
Entre deux poses, la monture décale le cadrage de quelques pixels, au hasard. Les défauts du capteur ne tombent jamais au même endroit et disparaissent à l’empilement.
- EAF
- Electronic Automatic Focuser
Un moteur de ZWO fixé sur le porte-oculaire. Il fait la mise au point à votre place et la refait dans la nuit quand la température change.
- AF
- Autofocus
La mise au point automatique : le logiciel prend une série d’images, mesure la finesse des étoiles (voir FWHM) et s’arrête sur la meilleure position.
- CAA
- Camera Angle Adjuster
Un rotateur motorisé de ZWO : il fait tourner la caméra pour cadrer l’objet sans toucher à l’instrument.
- ASIAIR
- Boîtier de pilotage de ZWO
Un mini-ordinateur fixé sur l’instrument. Depuis un téléphone ou une tablette, il commande la monture, les caméras, la mise au point et le guidage. Il remplace l’ordinateur portable sur le terrain.
- Seestar
- Télescope connecté tout-en-un
Lunette, caméra, monture et ordinateur dans un seul boîtier, piloté par téléphone. Le Seestar (modèles S30 et S50, de ZWO) pointe et photographie tout seul. On parle aussi de smart telescope.
Astrophoto : capteurs, filtres et couleurs
Le vocabulaire qui accompagne chaque image postée par les photographes du club.
- APN
- Appareil photo numérique
Le reflex ou l’hybride de tous les jours, fixé sur un trépied, une monture ou un télescope. C’est avec lui que la plupart des astrophotographes commencent.
- ASI, MC, MM
- Les caméras ZWO et leurs suffixes
ASI est la gamme de caméras astro de la marque ZWO. Dans « ASI 2600 MC Pro », MC signifie caméra couleur (MM : monochrome) et Pro indique un capteur refroidi, ce qui réduit le bruit des longues poses.
- Brutes, lights
- Les poses de l’objet
Les images de l’objet lui-même, telles qu’elles sortent du capteur. Une photo du ciel profond en réunit des dizaines, souvent des centaines.
- DOF
- Darks, offsets, flats
Les trois séries d’images de calibration, qui servent à retirer des brutes les défauts du capteur et de l’optique.
Darks : mêmes réglages que les brutes, mais capuchon fermé. Ils enregistrent le signal thermique et les pixels chauds. Offsets (ou bias) : la pose la plus courte possible, capuchon fermé, pour le signal de lecture du capteur. Flats : une surface uniformément éclairée, qui révèle les coins sombres et les poussières.
On soustrait le dark de la brute, puis on divise par le flat. L’offset sert à corriger le flat. - Empilement
- Additionner les poses
Aligner et moyenner des dizaines de poses pour faire reculer le bruit. Avec quatre fois plus de poses, l’image est deux fois plus propre. En anglais : stacking.
- NB
- Narrowband, ou bande étroite
Des filtres qui ne laissent passer qu’une tranche très fine de lumière, de quelques nanomètres, autour d’une couleur émise par les nébuleuses. Tout le reste est bloqué, pollution lumineuse et clair de Lune compris : on peut photographier des nébuleuses depuis la ville.
Les filtres « dual band » laissent passer deux raies à la fois, pour les caméras couleur.
Les trois raies des filtres à bande étroite, à leur place dans la lumière visible. - Ha, Hα
- Hydrogène alpha
La lumière rouge profond (656 nm) émise par l’hydrogène, le gaz le plus abondant de l’Univers. C’est elle qui donne leur rouge aux nébuleuses. Les instruments solaires dits « Ha » montrent dans cette même couleur les protubérances du Soleil.
- OIII
- Oxygène ionisé
Une lumière bleu-vert (501 nm) émise par l’oxygène dans les nébuleuses. Se prononce « O trois ».
- SII
- Soufre ionisé
Une lumière rouge (672 nm) émise par le soufre, voisine de celle de l’hydrogène et bien plus faible. Se prononce « S deux ».
- SHO
- Palette Hubble
Une manière de composer une image couleur à partir de trois filtres à bande étroite : le soufre (S) est affiché en rouge, l’hydrogène (H) en vert, l’oxygène (O) en bleu. Les couleurs sont fausses, mais elles montrent où se trouve chaque gaz. C’est la palette des images célèbres du télescope Hubble, aux tons or et bleu.
Chaque lettre du sigle donne, dans l’ordre, le gaz affiché en rouge, en vert et en bleu. - HOO
- Palette à deux raies
L’hydrogène en rouge, l’oxygène en vert et en bleu. Le rendu, rouge et bleu-vert, est proche des couleurs réelles. C’est la palette naturelle des filtres dual band. Dans le même esprit, « HO » et « SO » désignent des images prises avec un filtre Ha + OIII ou SII + OIII.
- RVB, RGB
- Rouge, vert, bleu
Les trois couleurs dont le mélange forme toutes les autres sur un écran. RGB est le sigle anglais (red, green, blue). Une image « RVB » est une image en couleurs naturelles.
- LRVB
- Luminance et couleur
Avec une caméra monochrome, on photographie à travers quatre filtres : la luminance (L), sans couleur, pour les détails, puis le rouge, le vert et le bleu pour la couleur.
- IR, UV
- Infrarouge, ultraviolet
Les lumières invisibles situées de part et d’autre de l’arc-en-ciel. Un capteur les voit, pas notre œil. Le filtre « UV/IR cut » les bloque pour garder une image nette. Le filtre « IR pass » fait l’inverse : il ne garde que l’infrarouge, moins sensible à la turbulence, pour la Lune et les planètes.
- FWHM
- Largeur à mi-hauteur
La mesure de la finesse d’une étoile sur l’image : sa largeur, prise à la moitié de son éclat maximal. Plus la FWHM est petite, plus l’image est nette. Elle sert à juger la mise au point, le suivi et la turbulence.
Le profil d’une étoile sur le capteur et sa largeur à mi-hauteur. - SL
- Starless, image sans étoiles
Une version de l’image dont un logiciel a retiré les étoiles. On peut alors faire ressortir la nébuleuse sans faire gonfler les étoiles, que l’on remet à la fin.
- HDR
- High Dynamic Range
Combiner des poses courtes et des poses longues pour montrer à la fois le cœur brillant d’un objet et ses extensions faibles. Le cas d’école : la nébuleuse d’Orion.
- Mosaïque
- Plusieurs images assemblées
Quand l’objet ne tient pas dans le champ, on photographie plusieurs zones voisines, les « tuiles », puis on les assemble.
Les logiciels
Ceux qui reviennent le plus souvent dans les discussions.
- Siril
- Traitement d’images, libre et gratuit
Le logiciel avec lequel beaucoup débutent : il calibre, aligne, empile et traite les images du ciel profond.
- Pix, PI
- PixInsight
Le logiciel de référence du traitement astro, payant et réputé exigeant. « PixelMath » est son outil de calcul entre images.
- PS
- Photoshop
Le logiciel de retouche, utilisé pour les finitions.
- BlurX, StarX, NoiseX
- Les outils RC Astro
Trois modules payants à base d’intelligence artificielle : BlurXTerminator affine les détails, StarXTerminator retire les étoiles, NoiseXTerminator réduit le bruit. RC sont les initiales de leur auteur, Russell Croman.
- GraXpert
- Retrait des gradients
Un logiciel gratuit qui supprime les dégradés laissés par la pollution lumineuse et réduit le bruit.
- StarNet
- Retrait des étoiles
L’outil gratuit qui produit les images starless.
- AS!3
- AutoStakkert
Le logiciel du planétaire. On filme la planète, il trie les milliers d’images de la vidéo, garde les meilleures, celles où l’atmosphère était calme, et les empile.
- PIPP
- Planetary Imaging PreProcessor
Il prépare les vidéos planétaires avant l’empilement : recentrage de la planète, recadrage, tri des images.
- FireCapture
- Capture planétaire
Le logiciel qui enregistre les vidéos de la Lune, du Soleil et des planètes.
- NINA
- Nighttime Imaging ’N’ Astronomy
Un logiciel gratuit qui orchestre toute une nuit de photo depuis un ordinateur : pointage, cadrage, mise au point, guidage, séquence de poses.
- Stellarium
- Planétarium gratuit
Il montre le ciel visible depuis chez vous, à l’heure de votre choix. Le meilleur outil pour préparer une soirée. KStars en est un autre, capable aussi de piloter le matériel.
Marques, forums et vie de club
Les abréviations qui ne désignent ni un astre ni un instrument.
- SW
- Sky-Watcher
La marque la plus répandue chez les amateurs : télescopes, lunettes et montures à prix accessibles.
- ZWO
- Fabricant chinois d’équipement astrophoto
Caméras ASI, montures AM, boîtier ASIAIR, télescopes Seestar, moteur EAF : la marque est à l’origine d’une bonne partie des sigles de cette page.
- TS
- Teleskop-Service
Un revendeur allemand, qui vend aussi des instruments sous sa propre marque, TS-Optics.
- ES
- Explore Scientific
Une marque connue pour ses oculaires à grand champ. « Un ES 14 mm 100° » est un oculaire de 14 mm de focale qui montre un champ apparent de 100 degrés : on a l’impression de flotter dans l’espace.
- GSO
- Guan Sheng Optical
Un fabricant taïwanais de miroirs, de tubes et d’accessoires, que l’on retrouve sous de nombreuses marques.
- PA
- Petites annonces
Le marché de l’occasion, très actif en astronomie : le matériel bien entretenu ne s’use pas. Les PA des forums sont le premier endroit où chercher son instrument. Exemple : « Il n’est pas resté longtemps dans les PA. »
- WA
- Webastro
Un grand forum francophone d’astronomie amateur : conseils, tests de matériel, images, petites annonces. Astrosurf est l’autre grande adresse francophone.
- CN
- Cloudy Nights
Le grand forum américain, en anglais. Une mine d’informations sur le matériel.
- OTMA
- On The Moon Again
Un événement international né en 2019 pour les cinquante ans du premier pas sur la Lune. Chaque année, au début de l’été, des astronomes amateurs installent leurs instruments dans la rue et invitent les passants à regarder la Lune. Le Club Cassini y participe à Versailles.
Un sigle vous résiste encore ? Cette liste grandit avec les questions qu’on nous pose. Envoyez-nous le mot qui manque : nous l’ajouterons.
Le meilleur moyen d’apprendre : venir écouter
Un lexique dépanne, mais ce vocabulaire s’apprend surtout à l’oculaire, en posant des questions. Aux soirées du Club Cassini, à Versailles, il y a toujours quelqu’un pour expliquer ce qu’est un Dobson en vous montrant le sien. Venez nous rencontrer.
